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Petite aventure de pleine conscience à la brésilienne

Enseigner ce qu’on doit apprendre

On dit qu’on enseigne ce qu’on doit apprendre et cela s’applique parfaitement à moi en ce qui concerne la pleine conscience. C’est un apprentissage de tous les instants et chaque moment est un rappel à se ramener dans l’instant.

Felix et moi avons un mode de vie nomade du Grand Nord au Sud et j’apprends de chaque endroit où on habite. Une journée à Rio, la vie m’a envoyé une situation pour me rappeler au moment présent.

J’avais commencé une petite routine de roller blade et SUP (stand up paddle) qui était comme une méditation en mouvement.

Un matin, je patine avec mon casque fleuri jusqu’à Arpoador, une plage où se regroupent les surfers à Rio. Je retrouve le stand où j’ai l’habitude d’aller et il est désert ce matin-là, sauf des planches qui trainent sur le sable.  Je laisse mes patins et mon sac à dos sur le sable et un gars vient m’aider à transporter la planche dans l’eau.

pleine conscience

Il me dit qu’il va mettre mes choses dans la barraca (petite tente comme sur l’image où ils vendent de l’eau et louent des chaises etc. et qui se trouve plus haut sur la bordure de la plage).  Le plan me semble bon même si mes choses vont rester quelques minutes sans surveillance. Sur les plages de Rio, il ne faut jamais laisser nos choses sans surveillance car il y a toujours des yeux qui cherchent les objets solitaires et des mains rapides pour les voler.

Quand le mental s’emballe

Je rentre dans l’eau et tout se passe bien, jusqu’à ce que je me retrouve seule sur la planche au milieu des vagues, à des dizaines de mètres de mon sac et de mes patins.  Mon esprit commence à s’agiter « je ne vois pas mon sac ! Le gars n’a pas l’air de l’avoir ramené avec lui jusqu’à la baraque. » « Et si on me volait mes patins et mon sac-à-dos… ? Je ne pourrais plus patiner, je perdrais mes cartes bancaires les plus importantes, je ne pourrais plus m’acheter à manger, ce serait la cata. »  Je suis sur l’eau, devant un des plus beaux paysages qui existe : les Dois Irmaos, les montagnes sur cette photo :

 

pleine conscience

 

Mais je pense à mon sac et mes patins que j’ai laissés sur la plage.  Mon bavadage mental continue. « J’aurais dû aller avec lui les porter à la baraque avant de rentrer dans l’eau. J’aurais dû écouter mon intuition. Il était bizarre le gars. »  Et blablabla.

Jusqu’à ce que je réalise : « Mais quelle belle occasion de pratiquer la pleine conscience et de mettre en pratique ce que j’enseigne dans mon livre. » Étant de nature anxieuse, je dois me ramener souvent à l’expérience du moment présent pour briser le cycle des ruminations et des pensées obsessionnelles.

Se ramener dans l’instant par la pleine conscience

J’ai alors reporté mon attention sur ma respiration, ça m’a calmée instantanément.  J’ai réussi à détourner mon regard de la baraque et le ramener sur les beautés tout autour : la mer qui scintille, les vagues, les montagnes avec leur forme si particulière qui nous offrent un beau spectacle.  Et les mouvements de mon corps en mouvement : mes bras qui s’activent, mes muscles abdominaux qui se contractent, mes jambes qui perdent l’équilibre sur la planche et moi qui me retrouve dans l’eau.  En riant un peu de moi-même.

Chaque moment est une occasion d’apprendre et de se ramener dans l’instant. On ne peut apprécier les beautés autour que lorsqu’on est réellement présent à ce qui est, plutôt qu’à ce qu’on appréhende. 

Plein d’amour !

2 comments


Jc

Et votre sac?

March 9, 2018 (21:12) - Reply
Lorraine

Merci d’être la personne que tu es Sophie. C’est toujours agréable de te lire. J’ai bien hâte de recevoir ton livre.

March 10, 2018 (06:17) - Reply

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